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UACO 2026 : Ouagadougou au cœur des débats
sur la "guerre communicationnelle"

La 15e édition des Universités africaines de la communication (UACO) s’est ouverte ce mercredi 7 octobre 2026 à Ouagadougou. Placée sous le thème de la « guerre communicationnelle », la rencontre réunit jusqu’au 9 octobre des professionnels des médias, universitaires, chercheurs et étudiants autour des nouveaux enjeux de l’information et de la communication en Afrique.
Organisées par le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, les UACO se tiennent à l’Université Joseph Ki-Zerbo. Pour cette édition, les échanges portent notamment sur la désinformation, la manipulation de l’opinion et la souveraineté informationnelle. Il s’agit de réfléchir aux attitudes et aux aptitudes que doivent développer les acteurs de l’information et de la communication face aux nouvelles formes de confrontation dans l’espace informationnel.
Instituées en 2004, les UACO constituent un cadre de réflexion et de partage entre les différents acteurs du secteur. Conférences, panels, rencontres professionnelles et expositions rythment cette 15e édition. Elle connaît également deux innovations majeures : le Forum des acteurs des médias de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui réunit des professionnels des pays de la Confédération, et la « Nuit du Communicateur », prévue dans le cadre de la clôture du concours « Zama d’or ».
Des délégations de Guinée-Bissau, du Mali, du Niger et du Cameroun prennent part aux travaux, aux côtés d’autres participants venus de plusieurs pays africains. Parrainée par Bassolma Bazié, président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel, cette édition marque également un changement dans le calendrier des UACO. Après avoir été organisées tous les deux ans, elles se tiendront désormais chaque année pendant cinq ans. Un comité scientifique, installé en juillet 2026, a contribué à définir les orientations de cette nouvelle édition.
Le plus grand mensonge. Il tient en quatre mots

Le plus grand mensonge. Il tient en quatre mots: "On a encore le temps" ou "il est trop tard". Voici deux mécaniques de l'inaction face au péril climatique, deux gros mensonges qui tuent. "Pendant des décennies, on nous a dit qu’il y avait encore du temps. Que le changement climatique était un problème pour plus tard. Et maintenant que ce « plus tard » est arrivé, on nous dit soudain le contraire : il est trop tard, alors pourquoi même essayer" ?
La suite ici : https://thebiggestlie.wedonthavetime.org/fr?fbclid=IwY2xjawUPYlBwZG9mAWV4dG4DYWVtAjExAHNydGMGYXBwX2lkEDIyMjAzOTE3ODgyMDA4OTIAAR4sDk3g3sAspUrbWaM8kxo0_M8NHNTqzBIKL1GbLedhzSe2hJtQJn89qnwv-w_aem_zMgAE53E9ETSN0E-sky_oQ
écrit Ingmar Rentzhog, PDG de We don't have time.
Le développement dans l’objectif de blogueurs
La surpopulation et la surpêche, des enfants qui jouent avec des armes, un migrant qui découvre dans son pays l’Eldorado après qu’il soit allé le chercher jusqu’au bout du monde…Ces photographies sont signées Helenna TOMASSI et Jean Luc Habyarimana. Ils les ont rapportés d’Afrique Australe et occidentale qu’ils ont parcourues pendant cinq mois, avec le soutien l’Union Européenne. Des histoires du développement, qui posent des questions et ou qui proposent des réponses. Suivez !!!!
Jean Luc HABIMANA "Je suis photographe free- lance et bloggeur. Je suis payé pour mes photos. Je vends mes photos aux agences d’informations et autres organisations qui sollicitent mes services."
Jean Luc Habimana vit au Rwanda. Et Helena TOMASSI à Rome en Italie. Tous les deux sont partagent une même passion : l’envie de raconter le quotidien d’hommes et de femmes exceptionnels, de rapporter tout ce qui se passe autour d’eux, de partager des émotions, attirer l’attention du monde sur des situations graves que les médias classiques ne montrent jamais.
"Moi je viens de commencer le métier de bloggeur. Mais je peux voir déjà les résultats et le bon impact sur la vie des gens, particulièrement sur les réseaux sociaux qui nous permettent de parler à beaucoup de monde en même temps, et d’échanger avec eux de façon instantanée. Je pense à Facebook et Instagram." Confie Jean Luc.
"Le blog est une façon d’informer la population avec des moyens les plus simples. Pas besoin d’utiliser des mots difficiles, juste chercher une connexion et le message passe." Soutient Helena.
Pendant cinq mois la bloggueuse italienne a visité l’Ile Maurice et l’Afrique australe, des Township du Cape en Afrique du Sud à Maputo au Mozambique en passant par le Zimbabwe. En promenant son appareil photo à Cape Town en Afrique du Sud, Helena s’est retrouvée face à une réalité inattendue : la criminalité banalisée. « Quand les enfants s’amusent avec la réalité », c’est la légende qu’elle a trouvée pour cette image qui l’a profondément choquée.
Les deux enfants étaient en train de jouer dans le township, et quand j’ai vu un des enfants tenir une arme, j’avais peur. Et c’est la réalité en Afrique du Sud : chaque jour, 18 personnes sont tuées à cause de la violence des armes.
C’est une image qui représente la réalité à Cape Town : les enfants s’amusent avec des armes.
Nairobi accueille le sommet Africa Forward :
l'Afrique et la France cherchent un nouveau souffle
La France et le Kenya ont co-organisé les 11 et 12 mai 2026 à Nairobi le sommet « Africa Forward : Partenariats entre l'Afrique et la France pour l'innovation et la croissance ». Plus de 2 000 acteurs politiques, économiques et de la société civile y étaient attendus, aux côtés de chefs d'État et de gouvernement de plusieurs dizaines de pays africains. Il s'agit du premier sommet de ce type à être co-présidé avec un pays anglophone, près de dix ans après le discours du président Emmanuel Macron à Ouagadougou.
Le programme s'est articulé en deux journées distinctes : le 11 mai, intitulé « Inspire and Connect », a été consacré à un forum d'affaires mettant en avant les partenariats économiques franco-africains, la jeunesse et des secteurs porteurs comme le sport et les industries culturelles. Le 12 mai a quant à lui été dédié aux questions de financement du développement et aux enjeux globaux. Parmi les thèmes abordés : le renforcement des systèmes de santé, la souveraineté alimentaire, la compétitivité dans l'intelligence artificielle, l'accès à l'énergie et l'économie bleue.
Sur le fond, le sommet a souhaité affiché des ambitions de rupture avec les modèles passés, en s'éloignant de la coopération traditionnelle fondée sur l'aide au développement pour aller vers un partenariat davantage porté par le secteur privé.
Des voix discordantes se sont également fait entendre : la cheffe du gouvernement tunisien a dénoncé depuis la tribune une sélectivité croissante dans l'application du droit international et appelé à une réforme radicale de l'ordre mondial, estimant que la communauté internationale n'était pas parvenue à mettre fin aux violations du droit humanitaire. Les conclusions du sommet sont destinées à alimenter la préparation du G7, que la France accueillera à Évian les 15 au 17 juin prochains.