La France et le Kenya ont co-organisé les 11 et 12 mai 2026 à Nairobi le sommet « Africa Forward : Partenariats entre l'Afrique et la France pour l'innovation et la croissance ». Plus de 2 000 acteurs politiques, économiques et de la société civile y étaient attendus, aux côtés de chefs d'État et de gouvernement de plusieurs dizaines de pays africains. Il s'agit du premier sommet de ce type à être co-présidé avec un pays anglophone, près de dix ans après le discours du président Emmanuel Macron à Ouagadougou.
Le programme s'est articulé en deux journées distinctes : le 11 mai, intitulé « Inspire and Connect », a été consacré à un forum d'affaires mettant en avant les partenariats économiques franco-africains, la jeunesse et des secteurs porteurs comme le sport et les industries culturelles. Le 12 mai a quant à lui été dédié aux questions de financement du développement et aux enjeux globaux. Parmi les thèmes abordés : le renforcement des systèmes de santé, la souveraineté alimentaire, la compétitivité dans l'intelligence artificielle, l'accès à l'énergie et l'économie bleue.
Sur le fond, le sommet a souhaité affiché des ambitions de rupture avec les modèles passés, en s'éloignant de la coopération traditionnelle fondée sur l'aide au développement pour aller vers un partenariat davantage porté par le secteur privé.
Des voix discordantes se sont également fait entendre : la cheffe du gouvernement tunisien a dénoncé depuis la tribune une sélectivité croissante dans l'application du droit international et appelé à une réforme radicale de l'ordre mondial, estimant que la communauté internationale n'était pas parvenue à mettre fin aux violations du droit humanitaire. Les conclusions du sommet sont destinées à alimenter la préparation du G7, que la France accueillera à Évian les 15 au 17 juin prochains.